31 mai 2012 - 02h04



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  Le français est entrain de mourir
Inconnu
  2004-12-19 Sujet soumis  

À tous,

Combien de fois par semaine entendons-nous les animateurs de radio, les journalistes à la télé, notre voisin d'en avant, notre collègue de bureau, ou encore, les membres de notre famille ou nos amis, les gens qui nous entourent bref, dire que notre beau français est menacé par les autres langues, les mélanges ethniques, la présence de l'anglais dans les médias, dans notre vocabulaire..

Non mais on va tu cesser de se mettre la tête dans le sable et se dire que la faute est aux autres?? Maudine, c'est facile d'apprendre aux enfants que de bien écrire c'est pas si important que ça, que tant que tes lettres forment un mot, c'est correct! Il me semble que ca fait des lustres que j'ai pas vu le mot "il y a" dans une conversations sur le net! J'entendais même un collègue de bureau dire que lui, il poussera pas son jeune à lire, parce qu'il sait bien que ça servira à rien de l'instruire, que tant qu'il peut se faire comprendre, c'est correct!

Égoïstes, égocentriques nous sommes mes amis! On aime nos enfants en les laissant devenir analphabètes, en ne prennant pas soin de nos trésors nationnaux, entre autres notre belle langue, en leur fumant dans la figure ou pire, en fumant étant enceinte! Quelles sont vos bonnes raisons de le faire? Y'a t'il de bonnes vertues inconnues à Santé Canada envers la cigarette? Je penserais pas!

Ici, quand les gens voient une personne qui écrit vraiment mal, ça devient vraiment sujet à ridiculiser. Oui certains emprunteront des personnalités niaiseuses pour niaiser, mais d'autres ont vraiment de la misère. Vous riez d'un algérien qui sait pas vraiment comment écrire architecture dans notre langue, essayez-donc vous, pour voir! Non, non, ça s'écrit pas arshitekture!

On est ben bon pour chialer contre tout ce qui nous entoure, contre la politique et les politiciens, contre la police et les lois, contre notre voisin ou notre belle-soeur, mais que faisons-nous réellement de concret chaque jour, chacun, pour que ça s'améliore? On aime la musique américaine, on rit du western et des musiques canadiennes, on parle avec des erreurs flagrantes, et on écrit comme si on était entrain de se faire titiller par un lapin - si vous voyez ce que je veux dire! - on est pas capable de se lever de notre divan, de cesser de regarder des émissions comme Star Académie ou Virginie, ou encore le hockey!

Sportifs de divan, politiciens de salle d'attente, journalistes de salle de bain, on veut vraiment laisser le Québec devenir une petite province de "suiveux", d'attardés?

À tous et chacuns qui me lisent et qui sont frustrés par ce texte, demandez-vous juste où en sont vos propres valeurs. Les profs sont pas les seuls coupables quand on parle du français qui se perd.

Et sachez que si je m'inclus dans le "on", c'est que je suis pas parfaite non plus. Mais maudine qu'on se réveille, on est plus vulnérables endormis, n'est-ce pas?

[Modifié le 12/19/2004 4:54:32 PM]

Inconnu
  2004-12-20 Réponse #21  

Pépé, non seulement l'enseignement à la maison existe mais elle est soutenue par le gouvernement puisque les enfants doivent passer les examens du ministère de l'Éducation s'ils veulent accéder au secondaire ou à un autre niveau.

Je lisais la semaine dernière qu'il y a un jeune de 13 ans qui fait sa première année à l'université de Montréal en ingénierie. Si cet enfant avait suivi le parcours normal de notre système d'éducation, on l'aurait perdu. Mais il vient d'Afrique où on a reconnu son talent et on lui a fait passer les tests d'admission à l'université et il il a été accepté.

Combien d'enfants s'emmerdent sur les bancs d'école parce que ça va pas assez vite pour eux. Ils ont soif d'apprendre et il n'en ont pas la possibilité.

Au lieu de pointer du doigt les enfants Ritalin, qui soit dit en passant, sont peut-être des enfants extrêmement doués, on devrait créer un système à leur mesure. Tout comme pour les enfants en difficulté. Ils évolueraient beaucoup mieux, il me semble, encadrés selon leurs possibilités.

Et notre langue, si belle, s'en porterait probablement beaucoup mieux.

Il faudra comprendre un jour qu'un enfant en difficulté d'apprentissage n'est pas un enfant en manque d'intelligence mais plutôt un être qui a besoin d'un coup de pouce dans la vie pour aller plus loin....


Inconnu
  2004-12-20 Réponse #22  

Cfec
Je comprends ton désir d’individualité. Ne pas suivre aveuglément, le troupeau, la masse. Et là, tu me rejoins totalement, je ne peux que te dire bravo. Ne pas embarquer à pieds joints dans le mode de pensées de notre société mercantile, ne pas agir en mouton de panurge.

Mais, vois-tu, pour que le pouvoir change et évolue, que le monde devienne meilleur, il faut qu’il se trouve des gens pour leur faire opposition. Non pas une opposition silencieuse qui est ce que tu préconises, soit le refus de faire son devoir de citoyen, le refus d’être politisé, le refus de se tenir au courant par les journaux et la radio. Comment développer un regard critique, si je refuse de regarder ? Le monde ne deviendra meilleur, plus «humainement viable» que s’il y a des gens qui se battent pour qu’il le devienne. Il faut qu’il y ait des gens, des idéalistes qui sortent du troupeau, qui sortent de la masse, pour apostropher, pour dénoncer le pouvoir en place et leur demander des comptes. Pour faire avancer des choses, il faut en avoir la volonté ferme et surtout agir. L’inaction, le désengagement, l’individualisme, le défaitisme, à mon sens, n’est pas une solution.

Michel Chartrand et Simonne Monet-Chartrand sont des gens qui ont fait preuve d’une grande individualité. Peu de gens sont de leur trempe. Peu de gens sont capables de faire front comme ils l’ont fait. Ils sont donc sortis de la masse, sortis du troupeau, courageusement, vaillamment. Ils se sont engagés dans la lutte. Les conditions des travailleurs et la condition des femmes ont changés. Si je les cite, c’est que j’ai pour eux une réelle admiration. Mais il y en a d’autres, plusieurs autres. Des anarchistes, si on veut…oui, mais dans le bon sens du terme. Crois-tu réellement que ces changements pour le mieux de l’individu, pour le mieux de la collectivité à laquelle toi comme moi nous faisons partie, tous ces changements bénéfiques, tous ces gains auraient pu se faire, s’ils avaient agi suivant ton schéma de pensée ? Bien sûr nous ne pouvons pas tous être des Michel ou des Simonne… mais nous pouvons au moins être conscientisés, nous pouvons au moins faire valoir notre point de vue lors de notre vote, réagir par écrit aux articles de journaux. Au moins on a ce pouvoir là, un pouvoir de réaction plutôt que de s’exclure volontaire d’une société à laquelle nous appartenons.

Je t’exprime simplement mes convictions personnelles et ce que la vie m’a appris. Rien ne bouge si on a pas la volonté délibérée que ça bouge. Le courage est dans la lutte, pas dans le statut quo.

Vanilla, il existe dans le système public des classes d'enrichis pour les enfants doués.
Pour les enfants en difficultés d'apprentissage, il existe des ressources, comme des cours de rattrapage par exemple, des psy.

Notre système d'éducation est loin d'être parfait, mais comprenons que les difficultés scolaires de bien des enfants proviennent peut-être de leur situation d'enfants à valise...d'enfants à clé... d'enfants bousculés affectivement, du fait de leur situation familiale, du divorce de leurs parents par exemple. Accuser l'école de tous les maux, ne me semble pas réellement objectif. Si l'école a sa part de responsabilité, les parents ont la leur.





   Tangara_sz
  2004-12-20 Réponse #23  

On dit que 50% des enfants n'ont personne pour veiller a ce qu'ils mangent convenablement le matin..

Le club des petits dejeuners nous demontre a quel point notre société est rendue malade.


   cfec_sz
  2004-12-21 Réponse #24  

Sergyann, je prône une forme introvertie d'individualisme, pas un individualisme réactionnaire et extraverti.

Selon la définition que donne Jung de l'individuation, il en ressort que le profil type de l'individué est plus souvent qu'autrement un être ordinaire extérieurement, qui aura mené une vie en apparence modeste et simple, qui n'aura jamais "fait de vagues", et qui meurt dans l'anonymat.

Je vais partir un autre topic, car j'en ai trop long à dire sur ce sujet. Et plutôt que de plonger directement dans le vif du sujet, je vais commencer ce nouveau topic par un long retour dans le passé. Un retour aux débuts de l'impérialisme médical et psychiatrique, qui a correspondu en même temps à la fin de l'impérialisme religieux et de sa psychose de l'enfer.


   cfec_sz
  2004-12-21 Réponse #25  

Vanilla, ta dernière intervention m'a beaucoup rejoint. Je m'emmerdais à l'école parce que ça n'allait pas aseez vite. J'étais excessivement introverti quand j'étais jeune, donc il ne m'est jamais venu à l'esprit d'aider les autres quand j'en avais fini avec l'apprentissage d'une matière. J'avais peur des autres, comment aurais-je pu les aider? Bref, au secondaire j'ai perdu tout intérêt pour l'école. À partir de secondaire III, je ne me donnais même plus la peine d'écouter le professeur parler et je ne me souciais plus du tout de faire mes devoirs, d'étudier et de passer mes examens (que je passais pareil, mais avec de 60-70% plutôt que 90%+). J'étais devenu un maître dans l'art de ne pas travailler à l'école. De secondaire 3 à secondaire 5, c'est incroyable toutes les absurdes activités auxquelles je me suis consacré durant les cours pour passer le temps:

1. Je suis devenu un maître de l'origami. Il y avait un livre sur le pliage de papier à la bibliothèque et la petite enveloppe derrière le livre était complètement estampillée, mais c'était toujours moi qui avait emprunté le livre durant 3 ans

2. Je me surpassais dans l'art de faire perdre du temps aux professeurs. Quand quelqu'un dans la classe trouvait le professeur ennuyeux et voulait un "break", il n'avait qu'à se retourner (je m'arrangeais toujours pour être assis au fin fond des locals) et me faire signe. Là j'écoutais un peu ce que le professeur disait et puis je lui posais une question pour "approfondir", comme si j'étais intéressé par son discours. Pendant qu'il me répondait je pensais à ma prochaine question tout en captant des bribes de ce qu'il disait, et dès qu'il arrêtait de parler, je lui posais à nouveau une question "pertinente" pour continuer la conversation. Je conservais mes scores en minutes dans un cahier. Ma moyenne globale était de 30 minutes! Je pouvais faire parler et dériver les professeurs de leur cours pendant en moyenne 30 minutes par tentative.

3. J'ai fondé un magazine underground d'humour scatologique. À l'époque c'était révolutionnaire. Ce genre d'humour était encore tabou. C'était bien avant les Howard Stern et cie. Le titre du magazine était "Le Moton Vert" et j'avais beaucoup de lecteurs fidèles et des fans inconditionnels, même dans les autres écoles de la ville. Anecdote: une fois j'étais à un party où je ne connaissais pas la plupart des gens. Mon nom fut alors mentionné et quelqu'un s'est retourné en disant: "Es-tu le Chrisian Fecteau du Moton Vert?" J'ai dit oui et il s'est alors exclamé: "Wow, je n'en reviens pas d'avoir la chance de rencontrer l'auteur du Moton Vert! C'est tout un honneur, je suis un fan!" Et il m'a serré la main. On se serait cru dans un épisode de Twilight Zone. Si il m'avait demandé un autographe, j'aurais commencé à me poser des questions sur sa santé mentale...

4. Et puis plein d'autres choses toutes aussi stupides les unes que les autres...

Tout ce que je voulais c'était obtenir mon diplome d'études secondaires et foutre le camp de là au plus sacrant. J'ai détesté l'école tous les jours, dès le premier jour de la maternelle jusqu'au dernier jour du secondaire. Cet épisode de ma vie (de 5 à 17 ans) ne fut que souffrances pour moi.

Je suis un de ces enfants que le système a perdu parce que l'école n'avait pas été pensée pour des gens comme moi. Ce n'est pas seulement dû au fait que j'étais doué académiquement et que "ça n'allait pas asez vite pour moi", mais aussi, et surtout je crois, au fait que j'étais naturellement un être introverti, hyper-sensible, et complètement incompatible avec l'environnment social de l'école où je devais m'immerger tous les jours et qui m'écorchait à vif.


[Modifié le 12/21/2004 9:19:24 PM]


Inconnu
  2004-12-21 Réponse #26  

Oui Tangara le club des petits déjeuners permet à des enfants de ne pas arriver à l'école le ventre creux. Et le phénomène du «ventre creux» n'est pas réservé aux quartiers défavorisés ou encore des quartiers à population d'émigrés, il se trouve aussi des enfants vivant la même situation dans certaines banlieues cossues.

La société est le reflet des valeurs, des convictions, des responsabilités des individus qui la composent...

Pour en savoir plus Cliquez ici pour visiter la page!

Leur histoire :
Le Club des petits déjeuners du Québec a ouvert ses portes en 1994 à l’école primaire Lionel-Groulx, située dans un quartier défavorisé de Longueuil. Son fondateur, Daniel Germain, désirait offrir à tous les enfants la possibilité de prendre un petit déjeuner nutritif avant d’aller en classe.


Tu vois, Cfec, voilà pour moi un homme qui a contribué à rendre le monde meilleur...
Il ne s'est pas retranché dans ses quartiers privés refusant de prendre conscience du problème réel vécu par ces enfants, mais tout au contraire il s'est impliqué concrètement parce qu'il a conscience de ses responsabilités en tant que membre de la collectivité humaine.

Si l'on veut réellement bâtir un monde meilleur, il faut y travailler, il faut y mettre des efforts concrets, il faut agir, c'est ma conviction intime et profonde ce pourquoi ton option ne peut me rejoindre.


[Modifié le 12/21/2004 10:26:49 AM]


Inconnu
  2004-12-21 Réponse #27  

Ce n'est pas seulement dû au fait que j'étais doué académiquement et que "ça n'allait pas asez vite pour moi", mais aussi, et surtout je crois, au fait que j'étais naturellement un être introverti, hyper-sensible, et complètement incompatible avec l'environnment social de l'école où je devais m'immerger tous les jours et qui m'écorchait à vif.


Cfec,Ce contact avec l’école ne t’a pas été favorable comme tu le mentionnes probablement plus à cause de ton tempérament introverti. Ce qui est désolant c’est que tu n’as pas reçu l’aide voulue, le support adéquat, ce qui t’aurait évité de vivre ces souffrances inutiles.

Et c’est là que l’école, mais aussi bien sûr ton environnement immédiat aurait dû se montrer plus attentif. C,est qu'il y a eu une faille. On aurait dû relever ce problème, cette peur de l’autre, cette souffrance intérieure que tu vivais et t’aider à sortir de toi pour aller vers les autres et surtout te faire comprendre que l’autre, l’inconnu ne représente pas nécessairement un danger. Il est réellement regrettable que personne n’a décelé ton problème et que tu n’aies pas eu l’aide dont tu avais besoin à ce moment si important de formation qu’est cette période d’enfance et d’adolescence.


L’éducation d’un enfant, d’un ado ne se limite pas à lui enseigner un savoir, à lui transmettre des connaissances, mais aussi et quant à moi, je dirais principalement, à lui donner des outils pour qu’il arrive à s’intégrer à son milieu, à la société, pour qu’il arrive à se développer et à s’épanouir dans toute son intégralité. Les parents ne doivent pas se décharger de leurs responsabilités sur l’école. Malheureusement c’est souvent le cas. C’est conjointement, école, profs et parents qui doivent se montrer pleinement attentifs à l’enfant dont ils ont la charge de développer tout le potentiel. Mais c'est exigeant, cela demande de faire des efforts, cela demande surtout de la véritable attention, du réel intérêt et surtout de la générosité.


Inconnu
  2004-12-21 Réponse #28  

Le gouvernement n'aide pas financièrement les parents qui font l'école à la maison?


   cfec_sz
  2004-12-21 Réponse #29  

Sergyann a écrit:
Ce qui est désolant c’est que tu n’as pas reçu l’aide voulue, le support adéquat [...]


Ce n'est qu'à partir de 21 ans que j'ai commencé à m'aider moi-même en lisant tout ce que je pouvais trouver sur la psychanalyse et l'antipsychiatrie. Mais comme je l'ai déjà dit dans un autre sujet, mes lectures m'ont surtout permis de constater qu'après 21 ans, notre personnalité est pas mal coulée dans le béton pour le reste de notre vie. Après 21 ans, on peut devenir conscient de ce que l'on est, mais difficilment le changer, surtout si des refoulements et des traumatismes trop graves sont survenus durant l'enfance. Alors depuis 10 ans (j'ai 31 ans), je deviens chaque jour de plus en plus conscient de ce que je suis et de ce qui se passe autour de moi, mais ma personnalité n'a pas vraiment changé. De là peut-être une certaine contradiction entre ce que je dis et ce que je fais.


Inconnu
  2004-12-21 Réponse #30  

Faire l'école à la maison est un choix personnel des parents. C'est donc à eux d'en assumer les charges. Cela me paraît logique.

Il y a aussi certains contrôles qui s'effectuent par le ministère de l'éducation afin de vérifier si cet enseignement parental est adéquat. Tout parent peut-il s'improviser prof ? Tout parent possède-t-il les capacités pour le transfert des connaissances ? À mon sens, il est clair que non et le ministère ne demande aucun pré-requis au parent qui choisit cette option. De plus, je me questionne : qu'en est-il des exercices physiques par exemple. De la période obligatoire de lecture et de biblio, des présentations orales qui apprennent à l'enfant à s'exprimer publiquement devant ses camarades ? Et le travail de groupe qui est la mise en commun des compétences de chacun ? Tout cela à mon sens sont des facteurs importants dans de la formation et l'éducation d'un enfant.

Que la loi, permette l'enseignement à la maison me semble une bonne chose. Cela peut être bénéfique dans certains cas et pour certains enfants, cependant à mon avis, cela devrait rester une solution marginale.


Inconnu
  2004-12-21 Réponse #31  

Cfec, connais-tu «Le murmure des fantômes» de Boris Cyrulnik ?
Réellement intéressant.


Inconnu
  2004-12-21 Réponse #32  

Vou daunerer mais simpatyes a mesieu ou madammmmme francet kan y sera mor .... I'm outta here..

Joyeuses Fêtes <--(^ !! )


   cfec_sz
  2004-12-21 Réponse #33  

Non, mais maintenant je le connais:

Chronique amazon.fr
Après Un merveilleux malheur et Les Vilains Petits Canards, Boris Cyrulnik poursuit son investigation du phénomène de "résilience". Comment relever le défi du traumatisme ? Comment éviter d'y rester fixé, mortifié par le choc d'un événement après lequel la vie peut n'être que survie au royaume des ombres ? L'auteur, éthologue de formation, se penche plus précisément sur les traumas de l'adolescence impliquant de près ou de loin la sexualité. On n'apprendra pourtant rien de bien nouveau, dans cet ouvrage, par rapport aux précédents. Les descriptions de cas y surabondent et font écran à l'analyse théorique, se substituant complaisamment aux réponses des questions soulevées, pourtant passionnantes : qu'est-ce qu'un traumatisme ? Comment s'intègre-t-il à la mémoire ? Quel secours l'entourage peut-il apporter au travail de la résilience ? Le traitement très personnel que Boris Cyrulnik propose de la question du trauma dans la vie psychique fait clairement ressortir que le processus de résilience, en admettant qu'il soit solidement établi, n'a pas encore trouvé sa théorie.
Sur la question du trauma, on lira avec intérêt Figures et destins du traumatisme de C. Janin. On pourra également remonter aux sources des principaux développements psychologiques et psychanalytiques sur ce thème : Au-delà du principe de plaisir de S. Freud (dans la nouvelle et très sérieuse traduction des Œuvres complètes aux Presses Universitaires de France : Tome XV). --Emilio Balturi

Cliquez ici pour visiter la page!

Je ne peux pas te promettre que je vais le lire cependant... je ne lis presque plus rien à part des manuels d'informatique.

[Modifié le 12/21/2004 5:14:05 PM]


Inconnu
  2004-12-21 Réponse #34  

Ce que la chronique amazon.fr a oublié de mentionner c'est que Cyrulnik n'est pas seulement éthologue, mais également neurologue, psychiatre et psychanalyste et que en tant que chercheur, il s'est toujours joué des frontières entre les différentes disciplines scientifiques.
Réellement un auteur à connaître.

Voici ce que Catherine Vincent, Le mondeen dit
«Le murmure des fantômes rendra plus proche, plus juste, l'enfer qu'ont pu vivre les centaines de résilients que nous côtoyons tous les jours. Et fournit au passage aux parents et aux pouvoirs publics, déboussolés devant les difficultés d'intégration de leurs migrants, l'échec scolaire de leurs enfants ou le mal de vivre de leurs adolescents, quelques perspectives d'actions plus efficaces que la dispersion des jeunes dans les halls d'immeubles.»


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